Monthly Archives: mars 2014

La musique équitable : Fair Trade Music

FairTradeMusic_CST publié 03/20/2014

Par Eddie Schwartz

Qu’est-ce que Fair Trade Music?
Fair Trade Music est une initiative conjointe de plusieurs grandes organisations de créateurs de musique, qui représentent plus de 25 000 auteurs et compositeurs à travers le monde.

Quel est l’objectif de Fair Trade Music?
Fair Trade Music – tout comme pour le café équitable – s’appuie sur la conviction que les consommateurs, s’ils en ont le choix, préfèreront acheter leur musique de sources dont ils savent que les créateurs de musique seront correctement rémunérés. Pour amorcer cette démarche, nous avons posé les « principes de la musique équitable ». Vous pouvez les consulter ici.

Quel est le problème?
Un bon exemple de ce que rencontrent souvent les créateurs de musique est la clause d’édition type qui détaille les gains qu’un jeune auteur-compositeur pourra recevoir de Spotify.

Cette clause montre qu’une chanson particulière a été écoutée en diffusion sur demande 162 525 fois. Les redevances totales déclarées pour ces diffusions sont de 11,46 $. Puisque cet auteur-compositeur touche 50 % des redevances (tout comme son éditeur, un arrangement courant), ces 162 525 diffusions représentent 5,73 $ pour l’auteur-compositeur ou 00,000035 $ par diffusion. (Pour de nombreuses chansons, deux ou trois auteurs-compositeurs doivent se partager ce montant.) Ainsi, pour un million de diffusions sur demande, un auteur-compositeur recevra 35 $. Pour cent millions de diffusions, l’auteur recevra 3 500 $. Et pour un milliard de diffusions, il touchera 35 000 $.

À l’échelle de l’industrie de la musique, il y a à peine un peu plus d’une dizaine d’années, la vente de plus 500 000 disques aux États-Unis était considérée comme suffisamment rare pour mériter un « disque d’or ». Et l’exploit encore plus rarissime d’en vendre un million était récompensé par un « disque platine », ce qui générait environ 40 000 $ pour le ou les auteurs-compositeurs. Pour obtenir une rémunération comparable dans le monde numérique, l’œuvre en question devrait avoir 1 000 fois plus de succès qu’un « disque platine ».

Où en est actuellement la mise en œuvre de Fair Trade Music?
Des recherches ont cours actuellement pour définir ce que devrait être une juste rémunération des créateurs de musique de la part des services de diffusion sur demande. Puis nous établirons les critères selon lesquels les services de musique pourront être évalués et ceux qui les respecteront seront approuvés et pourront afficher le logo « Fair Trade Music ».  Les consommateurs pourront ainsi savoir quels services rémunèrent équitablement les créateurs des chansons qu’ils écoutent.

Quelles organisations y participent? 
• Alliance européenne des auteurs et des compositeurs (ECSA) – plus de 40 organisations membres à travers l’Europe
• Music Creators North America (MCNA) –  cinq organisations nord-américaines représentant les créateurs de musique
• Conseil international des auteurs-compositeurs de musique (CIAM)
• Alliance panafricaine des auteurs-compositeurs de musique (PACSA)
• Alliance latino-américaine des créateurs de musique (ALCAM)

Que peuvent faire les auteurs-compositeurs?
Soutenir les organisations ci-dessus en devenant membre de l’Association canadienne des auteurs-compositeurs.

Créateurs de musique, faites valoir vos droits!

SpeakOut_CST publié 03/14/2014

Par Anne Richard

Question : Comment faire pour amener les gens ordinaires à comprendre qu’il est tout simplement juste de payer pour la musique qu’ils utilisent?

Réponse : Faire en sorte que les créateurs de musique aient le courage d’expliquer clairement que les redevances d’utilisation de musique sont leur gagne-pain. Un point c’est tout.

Pour les auteurs de chansons, elles sont souvent une source de revenus entre deux albums ou séries de concerts, qui leur permettent d’écrire de nouvelles chansons, alors que pour les compositeurs de musique de film ou de télé, c’est leur principal salaire, si ce n’est le seul fonds de retraite qu’ils pourront jamais espérer avoir.

Les membres de la SOCAN ont bien plus de crédibilité pour défendre leurs droits que ses employés.

Chacun est capable de comprendre qu’un artiste ne survit pas d’inspiration et d’eau fraîche : lui aussi doit manger, payer son loyer et investir dans sa carrière. Pourtant, les créateurs et leurs fans ou les médias, quand ils se rencontrent, préfèrent parler de tout sauf de gros sous : pourquoi? L’art est plus sexy que l’argent? Apparemment, oui. Tout le monde adore connaître l’histoire derrière sa chanson favorite ou les anecdotes d’une tournée à succès.

Mais au delà de votre art et de votre image, vous, les auteurs-compositeurs, n’avez-vous pas à cœur la croissance de l’industrie musicale et d’être correctement rémunérés pour votre travail? Si cela vous importe, vous devez convaincre jusqu’au dernier ado ou commerçant que payer pour la musique qu’ils utilisent n’est que le salaire équitable de ceux qui créent la musique qu’ils aiment. Rien d’autre.

Le 30 octobre 1983, lors de la cinquième édition du gala de l’ADISQ, devant des millions de téléspectateurs, l’un des plus célèbres membres de la SOCAN, Luc Plamondon, a livré un plaidoyer courageux et bouleversant à la défense des droits d’auteur.

Trente ans plus tard, Plamondon reste associé de près à la défense des droits des créateurs de musique. Les artistes québécois montent d’ailleurs assez facilement aux barricades pour les défendre : témoin cette centaine d’artistes qui se sont rendus en 2010 sur la colline du Parlement, à Ottawa, à bord de quatre autobus, avec Plamondon et Charlebois en tête, pour dénoncer le projet de loi C-32 du gouvernement conservateur sur la réforme du droit d’auteur.

Ces événements ponctuels et mobilisateurs ont pourtant moins d’impact que les combats quotidiens des auteurs et des compositeurs pour défendre leurs droits. Ils communiquent déjà avec leurs fans sur Facebook, sur Twitter, sur scène et dans les médias. N’oubliez pas de vous faire la voix, le visage des droits des auteurs-compositeurs. Ce sont vos droits.

Et parlez de la SOCAN et de son rôle. La prochaine fois que nous cognerons à la porte d’un nouveau bar ou site Internet ou d’une nouvelle chaîne de boutiques pour leur parler de la SOCAN et d’une rémunération équitable pour les créateurs et éditeurs de musique, ils nous associeront d’emblée avec leur artiste favori. Notre rôle en sera facilité, et ce sont nos membres qui seront les premiers bénéficiaires!

La SOCAN en quelques secondes

SOCAN_101_CST publié 03/5/2014

Par Andrew Berthoff

Qu’est-ce que la SOCAN? Voilà une question que chaque employé de la SOCAN s’est fait poser au moins quelques fois.

La plupart des Canadiens ont entendu parler de la SOCAN, et ce nom suscite un regard interrogateur et la question : « Rappelez-moi ce que fait la SOCAN déjà? »

C’est une question simple, mais c’est la réponse qui peut être complexe. Pourtant, une question simple exige une réponse simple.

Quelle meilleure façon de décrire ce qu’est la SOCAN de manière facile à comprendre que grâce à une vidéo? Et qui mieux que de jeunes et dynamiques amateurs de musique aspirant à une carrière en animation et production vidéo pour la réaliser?

L’équipe de la SOCAN a eu l’idée de se tourner vers la communauté, soit nos amis du Sheridan College, qui nous ont mis en contact avec deux excellents étudiants qui en savaient très peu sur la SOCAN. Tant mieux, c’est ce que nous voulions : une perspective nouvelle et sans préjugés sur ce que nous faisons.

Le résultat est la vidéo Qu’est-ce donc que la SOCAN? Les fonctions essentielles de la SOCAN y sont expliquées en quelques secondes.

Ce n’est qu’une des explications de ce que nous sommes. Il existe de nombreuses perspectives et interprétations sur nous, et nous aurions pu inclure une multitude d’autres choses. Nous prévoyons d’ailleurs créer d’autres vidéos explicatives avec la communauté étudiante en animation et vidéo.

C’est une première pour la SOCAN et nous sommes fiers du travail de Gaby Reiss et Victor Tarapacki, sous la supervision d’Elaine Brodie et de l’équipe des Communications et Marketing de la SOCAN.

Nous espérons que vous l’aimerez et que la prochaine fois que quelqu’un vous demandera « Qu’est-ce que la SOCAN? » lors d’un événement professionnel, un party ou une réunion de famille, vous n’aurez qu’à sortir votre téléphone et lui montrer la vidéo.